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ORGUES DU JOUR DE L’AN par Henri Pourtau, Mercredi 1er Janvier 2014, à 16 heures 30, à Notre-Dame de Bon Voyage

Johann Strauss, Franz Lehar, des pages inattendues aux grandes orgues de Notre-Dame de Bon Voyage…

 

Pourtau - organiste - Photo libre de droits

 

Organiste à la carrière internationale reconnue, Henri Pourtau est né à Cannes en 1954. Le brassage culturel qui anime sa ville natale lors des grands évènements artistiques a été particulièrement déterminant pour cet homme de la Méditerranée.

Très tôt attiré par l’orgue, Henri Pourtau prend ses premières leçons d’orgue avec René Legeay, ancien élève de l’Ecole Niedermeyer et organiste de la cathédrale du Mans. Il poursuit ensuite ses études musicales au CNR de Nice : classe d’orgue de René Saorgin (1er Prix en 1977) et de composition de Mario Vittoria (1er Prix en 1978).

Titulaire du grand-orgue de l’église Notre-Dame de Bon Voyage de Cannes, il s’emploie dès sa nomination, en 1980, à pourvoir à la construction d’un nouvel instrument (Muhleisen – 4 clav./Péd/64 jeux), apte, en plus du grand répertoire traditionnel, à servir à la fois la Symphonie du 19ème siècle et la Transcription

Directeur artistique-Fondateur des Amis de l’orgue de Cannes, il permet à la Ville de Cannes de bénéficier d’un tissu associatif extrêmement vivace au service de l’Orgue et de sa culture. C’est ainsi que L’Heure d’Orgue du Dimanche permet aujourd’hui à de nombreux artistes internationaux de se faire entendre à Cannes.

En 2012, il organise la restauration de l’ancien orgue portatif de Pierre Cochereau (Hartmann 1961- 2 clav.-péd/12 jeux), par Bernard Cogez. Installé aujourd’hui aux abords du Marché Forville de Cannes, cela permet l’organisation des Concerts du Marché.

Son activité de concertiste le conduit sur les tribunes d’orgues les plus prestigieuses comme les plus humbles… partout sur cette terre où la musique de Bach peut s’élever….

Il joue autant en soliste qu’en formation et collabore avec de nombreux ensembles orchestraux. Pour la télévision française, il a enregistré le Concerto en sol mineur de Poulenc pour orgue et orchestre avec « Les Virtuoses de France » pour l’émission d’Eve Ruggieri « Musiques au Cœur ».

Passionné de littérature, d’histoire et de philosophie, pour lui, l’orgue constitue avant tout un lien privilégié avec des cultures et des horizons toujours nouveaux. Son intense activité artistique et la connaissance qu’il possède de son sujet, toujours remise en question, font de lui un professeur attentif et recherché.

Professeur hors-classe au Conservatoire de Cannes depuis 1984, il est régulièrement sollicité pour des Master-classes en France comme à l’étranger.

Depuis 2010, par arrêté municipal, Henri Pourtau est nommé Conservateur des Orgues de la Ville de Cannes

CONCERT DU MARCHE : ce dimanche, à 11 heures, chapelle de la Miséricorde : Stéphane Catalanotti à l’orgue Pierre-Cochereau

Concert du marché par Stéphane Catalanotti
“Dans la joie de la Nativité”

ORGUE DU SUQUET : Total des dons au 22/12/2014 :41 240€. Aidez-nous à trouver les 28 760 € restants.

 

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 Restauration de l’orgue de l’église du Suquet à Cannes :

  • Cet instrument est, sans conteste, le plus ancien de la ville de Cannes. Il a été construit en 1853 par une célèbre manufacture lombarde : les frères Lingiardi, fameux facteurs d’orgue établis à Pavie.

    Dans son « Journal », Luigi Lingiardi évoque la construction de cet orgue, rival, en son temps de celui que le Conseil de Fabrique de la Cathédrale de Grasse avait commandé à un facteur toulousain. Ces deux instruments sont contemporains, il n’est d’ailleurs pas inintéressant de souligner que Grasse a opté un instrument de style français, là où, là la même période, Cannes, où demeure une importante communauté piémontaise, choisit un orgue italien.

    Car, on était là devant un instrument aux caractéristiques tout à fait italiennes : un instrument semblable à celui que le même facteur construisit à La Brigue, avec toutes les caractéristiques de l’orgue italien de cette époque : « ripieno », percussions avec les fameux « campanelli » et « banda militare ». Un instrument très coloré apte à servir le répertoire post-rossinien de cette époque.

    Cet orgue va perdurer jusque dans les années 1920. En ces années, le goût a changé. Il y a eu en 1904 un « motu proprio » du pape Pie X, qui désire restaurer à l’Eglise la grande musique : Palestrina, Jean-Sebastien Bach et le chant grégorien.

    De ce fait, l’instrument va être reconstruit. De l’orgue italien, on ne gardera que le buffet.

    Mais, à l’intérieur, un orgue français, comme en faisait à l’époque. C’est cet orgue que vont illustrer tour à tour Roger Stiegler, Jean-Luc Friderich et Pierre-Philippe Bauzin.

    Par manque d’entretien, cet instrument était devenu peu à peu injouable.

    La tentation était de restaurer l’orgue italien de 1853, mais compte tenu du contexte économique et aussi du fait que pas mal de vieux cannois se souviennent avec émotion de l’orgue de Roger Stiegler, nous avons décidé d’effectuer une remise en état de l’orgue illustré par ce grand musicien cannois. On devrait ainsi être tranquilles pour 25 ans. Nous profiterons de la dépose des tuyaux pour prendre en photo les fresques du mur nord de l’église, masquées par le grand-orgue et, également, nous dresserons un inventaire de la tuyauterie ancienne qui aurait subsisté dans cet instrument.

     Après accord de la Ville de Cannes, confiant aux Amis de l’Orgue la maîtrise de ce projet, ces derniers entreprendront donc une souscription à cet effet. La somme à couvrir est de 70 000€. « Et on en a déjà presque la moitié… » explique HP.

    Lancement de la souscription le dimanche 1er décembre prochain, à l’issue de la messe de 11 heures à la suite de laquelle sera donné un concert spirituel par l’Union Chorale, direction : Stéphan Nicolay et Henri Pourtau.

Ce dimanche 22 septembre : journée de clôture exceptionnelle de la Saison 2012-2013

MUSIQUE SACRÉE 

A NOTRE-DAME DE BON VOYAGE

25ème dimanche du Temps Ordinaire

10 heures : Messe en Polyphonie

11 heures 30 : Concert Spirituel

18 heures 30 : L’Heure d’Orgue

Entrée libre

 

Pueri Cantores Luxembourg

Le Choeur & Orchestre du Conservatoire de Luxembourg

Messe à 10 heures et Concert à 11 heures 30

Bach, Mozart, Pachelbel, Haendel

 BIRGITTA FRSMAN

Birgitta Forsman, Kantor de la Cathédrale de Turku (Finlande)

Heure d’Orgue à 18 heures 30

Programme

César Franck (1822-1890)
Deuxième Choral en si mineur
Pastorale

Compositeurs finlandais :

Jonas Kokkonen (1921-1996)
Hääsoitto

Aulis Saalinen (né en 1935)
Chaconne

Erkki Melartin (1875-1937)
Festliches Praeludium

Louis Vierne (1870-1930)
Etoile du Soir
Carillon de Westminster

Décès du Père Jean-Yves Hameline (1931-2013)

Le Père Hameline. Une personnalité du monde de la musique religieuse. Il oeuvra considérablement dans la recherche pour améliorer la musique liturgique durant la difficile période de l’après-concile Vatican II. “Nous chanterons pour Toi, Seigneur”, ce cantique inusable, c’est lui. Avec sagesse, il avait compris quel potentiel énorme pouvait représenter le Choral pour les assemblées de fidèles…. On lui doit également un certain nombre d’études sur des sujets historiques : Ars nova, Chant grégorien etc. Egalement à signaler, un remarquable ouvrage d’anthropologie des rites : “Une poétique du rituel”.

 

Jean-Yves Hameline (1931-2013), le rayonnement d’un serviteur

Prêtre du diocèse de Nantes, professeur honoraire de l’Institut catholique de Paris et ancien collaborateur du Centre national de pastorale liturgique (CNPL, devenu SNPLS), le P. Jean-Yves Hameline est décédé le 27 juillet dernier, à l’âge de 81 ans, et il a été inhumé au Pouliguen, dans sa terre natale.

Il avait enseigné à l’Institut catholique d’Angers avant de poursuivre à Paris, à partir de 1967, une carrière féconde d’enseignant, de chercheur mais aussi d’expert pour les recherches pastorales de l’Eglise de France.

À la fois musicologue, théologien et liturgiste, il était aussi historien et anthropologue des rites. Le 26 mars 1992, il avait reçu les insignes de l’ordre national du Mérite en présence de M. Camille Roy, inspecteur général de l’enseignement musical au ministère de la culture.

L’homme était attachant et conjuguait de multiples qualités : une immense érudition alliée à une puissante réflexion mais en même temps, une grande modestie et une attention vraie aux personnes. Ses anciens étudiants ou collègues, mais aussi ses collaborateurs au CNPL, ont tous fait l’expérience de son ” génie” : il avait un don extraordinaire pour déplacer les questions, en les regardant avec plus de profondeur grâce à des détours parfois étonnants et souvent lumineux, et surtout un refus des simplifications qui font le lit des postures idéologiques. Inclassable, il échappe donc aux étiquettes préfabriquées, celles qui permettent de cataloguer commodément sans chercher à comprendre.

Cet être d’une grande richesse a produit une œuvre complexe qui mériterait d’être mieux connue et reconnue. On peut évoquer en premier lieu sa recherche concernant la musique dans le culte chrétien. Le rayonnement de ses travaux en ce domaine l’a conduit à collaborer comme membre du conseil scientifique de l’Atelier d’étude du Centre de musique baroque de Versailles (CMBV), à participer aux travaux de la Fondation Royaumont ou ceux de l’Academie baroque d’Ambronay.

Il a également été conseiller du programme “Muséfrem” soutenu  par l’Agence nationale de la recherche en vue d’une meilleure connaissance de la musique d’Eglise des 17e & 18e siècles. Sur France-Musique, il intervenait dans des émissions sur la musique religieuse, ou lors de la retransmission de concerts à l’occasion de Noël ou de la Semaine sainte. La musicologie (mais aussi la pratique de la musique) fut son lieu premier, et pour une part, constitue le point d’appui de tout son engagement.

Du côté de la recherche en liturgie, il laisse une œuvre magistrale touchant à l’anthropologie des rites, à l’histoire de la liturgie, à la relation entre les arts et la liturgie, ainsi qu’à la théologie des sacrements et des actes liturgiques. Outre l’enseignement et l’accompagnement des étudiants, sa participation aux conseils de rédaction de revue comme La Maison-Dieu ou Chroniques d’Art sacré ou encore l’animation de nombreuses sessions de pastorale liturgique constituent les aspects les plus visibles d’un service qui s’exprimait avant tout dans la capacité d’entrer en relation et de stimuler la réflexion.

la lecture de ses écrits demande, certes, un véritable effort de patience : l’appel à de multiples dossiers érudits, un cheminement de la pensée quelque peu crypté, un registre verbal toujours en effervescence, et surtout une recherche permanente d’équilibre et de rigueur, rendent complexe l’accès à cette pensée. Mais à travers cette forme toujours exigeante se manifeste une sorte de sagesse spirituelle que désigne une formule de François de Sales qu’il aimait répéter :“Le plus haut point de la vertu, c’est de corriger l’immodération, modérément. “

Au terme du dernier article qu’il a livré à La Maison-Dieu, il écrivit des mots qui résonnent aujourd’hui comme une sorte de testament, mais aussi de programme pour ceux qui veulent travailler à son école : “J’ajouterai, il le faut bien, une petite rhapsodie personnelle, sur un immodeste clavier : aujourd’hui, la question de la survie des communautés chrétiennes et de leurs formes cultuelles, compte non tenu des perspectives encore indécises d’une nouvelle cyber-confessionalité, me semble passer par 1/ l’intégration difficultueuse du courant charismatique-évangélique et ses synaxes* revivalistes** et ferventes, phénomène mondial et de moyenne durée, depuis Wesley et le revivalisme américain, 2/la prise en compte de la crispation identitaire traditionaliste “talibane” ou fondamentaliste, phénomène également mondial, qui n’épargne pas les Églises, et 3/pour en rester à Michel de Certeau, la mystique apophatique***. L‘instauratio liturgica consécutive à Vatican II (comme exercice ordinaire du culte divin (…) erre entre ces pôles distendus.”

Ce fin connaisseur de la tradition spirituelle de l’Ecole française (Bérulle, François de Sales ou Bossuet) nous laisse donc un héritage particulièrement riche pour penser la redoutable question du sacré. Comme anthropologue des rites, Jean-Yves Hameline, qui cultivait un humble respect pour la piété populaire, mesurait la complexité des relations fluctuantes et souvent indécises de l’homme avec le Mystère. Il se refusait par conséquent à mépriser quoi que ce soit de ce qui permet à l’homme d’accéder à ce qu’on désigne par le
Terme “sacré”. Mais le théologien savait que l’ambiance de notre temps tend à donner à ce mot une puissance rhétorique qui cache fréquemment de lourdes ambiguïtés. Préférant l’adjectif au substantif, il cherchait à rendre attentif, plutôt à ce qui se révèle dans le caché qu’à ce qui s’affirme de manière trop démonstrative. Là encore se joue une recherche de sagesse pour notre temps.

F. Patrick Prétot
in La Croix du mardi 17 septembre

NOTES :
* “synaxe” : assemblée de fidèles réunis pour la prière
** “revivalisme” : renouveau spirituel qui caractérise les communautés évangéliste (en d’autres temps, on disait “piétisme“…. qui posa quelques problèmes à J-S Bach…, on vous racontera un jour…)
*** “apophatique” : approche philosophique fondée sur la négation. En dérive, “théologie négative” : insister sur ce que Dieu n’est pas, plus que sur ce que Dieu est.

Pierre Cogen à Notre-Dame de Bon Voyage ce dimanche 8 septembre

Pierre COGEN

Ancien organiste titulaire du Grand-Orgue de la Basilique Sainte-Clotilde de Paris

Musicien français, né à Paris en 1931, Pierre Cogen est initié au chant grégorien, aux polyphonies vocales et à l’accompagnement à l’orgue dans le cadre d’une maîtrise, la « Schola du Petit Séminaire de Paris ». En 1950, il devient élève de Jean Langlais, compositeur et organiste de Sainte Clotilde. Il sera par la suite son collaborateur et plus tard son successeur à Sainte Clotilde.

Ses études générales terminées, Pierre Cogen reçoit une formation musicale complète, tant théorique que pratique, en orgue et improvisation, en pédagogie musicale aussi bien qu’en harmonie, contrepoint et fugue à l’Ecole César Franck et à la Schola Cantorum. Ses maîtres sont Jean Langlais, Édouard Souberbielle, André Fleury, Pierre Cochereau, Jean Lemaire, Raymond Weber, Éliane Chevalier, Yvonne Desportes, etc…

Professeur d’éducation musicale et chant choral, professeur d’orgue et d’improvisation, professeur d’écriture, Pierre Cogen a consacré une part importante de ses activités à l’enseignement et à la direction de chœur.

Organiste liturgique, Pierre Cogen est nommé en 1976 organiste du Grand orgue de la Basilique Sainte Clotilde de Paris, poste qu’il conserve jusqu’à sa retraite, en 1994. Il se rattache ainsi à la tradition musicale de Sainte Clotilde, tradition particulièrement illustrée par César Franck, Charles Tournemire et Jean Langlais.

Organiste concertiste, il a donné de nombreux concerts, tant en France qu’à l’étranger. Il est souvent sollicité pour interpréter les oeuvres de ses prédécesseurs à Sainte-Clotilde ; il leur a aussi consacré plusieurs enregistrements.

Compositeur, son catalogue comporte des oeuvres pour orgue seul ou à 4 mains, pour 2 orgues, pour orgue et cuivres, etc… Certaines sont publiées chez Combre, Paris et chez Universal-Edition, Vienne.

 

Samedi 21 septembre : VOYAGE CULTUREL avec Henri Pourtau « Orgues de la Venise provençale ».

Une journée à Martigues et sur les bords de l’étang de Berre.

Visite des orgues de l’église de la Madeleine (Moitessier -19ème siècle), du nouvel orgue Daldosso de Bouc-Bel-Air

Et, si on peut, visite de la Maison de Charles Maurras, à Martigues